Chronique urmaine: “Angoisse Insulaire”

1 03 2009

Sur une toile j’ai vomis à l’aide de mes pinceaux, sur une toile toute blanche, ce qui se rapproche de la démence. Je la croyais au début bien grande, quand je lui fis face pour la première fois, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il me manquerait de place. Cette place qui en moi débordait, de chaque coté de mon chevalet, comme si j’en avais trop mis, trop laisser déborder. J’étais bien seul quand c’est arrivé, un mois cela faisait qu’elle me regardait, montée sur trois pattes, me fixant du regard chaque fois que devant elle je passais, me défiant du regard, comme si j’étais incapable de lui faire face. Le temps à fait son oeuvre et seul sur cette île je me suis simplement dit que cette peur je ne pouvais plus subir. Je l’ai attaquée de tout mon âme, déversant sur elle les sentiments qui de moi émane. Dans cette peur de sa blancheur agressante, je l’ai peinte de manière indécente. À mesure que le blanc disparaissait, mon corps se dévêtait comme un équilibre incontournable, angoisse insulaire insupportable.

C’est sur une toile que j’ai attrapé ces mots.


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